miércoles, 12 de agosto de 2015

Le théâtre officiel devient une "tribune morale"

Le siècle des Lumières débute en France par un retour au classicisme du siècle précédent (Voltaire lui-même renoue avec la tragédie classique avec "Œdipe" en 1718). La comédie se fait cependant peu à peu plus satirique, voire moralisatrice.


Denis Diderot, cherchant à renouveler l’art théâtral, affirme la nécessité d’inscrire les situations dramatiques dans leur contexte historique et social. Il défend l’idée d’une tragédie en prose qui représenterait l’homme dans son cadre quotidien. L'histoire en sera pathétique (sentimentalisme), et se dénouera gaiement grâce au triomphe de la vertu. Fidèle aux traditions classiques, et notamment à la règle des trois unités et de la vraisemblance, Diderot entend cependant libérer le théâtre des contraintes formelles. Il définit ainsi une sorte de tragédie domestique, le drame bourgeois, qui engendre au XIXe siècle le mélodrame.

Les grands dramaturges français du XVIIIe siècle sont Marivaux ("le Jeu de l’amour et du hasard", 1730) et Beaumarchais ("le Mariage de Figaro", écrite en 1778, jouée après maintes censures du roi en 1784). Ils renouvellent chacun à leur façon (badinage et revendication de liberté) le genre de la comédie. Selon Jean-Paul Sartre, le théâtre des Lumières « remplit la fonction de tribune morale ».

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